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Pitti Galerie d'art moderne

Les Bonaparte à Florence

Une journée avec Elisa. Vie publique et privée d'une princesse d'exception

 

Les Bonaparte eurent toujours un amour particulier pour Florence, peut-être à cause de leurs origines toscanes. Pauline, Caroline, Lucien, Jérôme, Louis et Joseph y vécurent.

Elisa Baciochi, grande-duchesse de Toscane arriva à Florence en 1809. Elle promulgat le Code Napoléon, eut un goût remarquable pour les sciences, les arts et les lettres. Parcourons en sa compagnie l'histoire de sa famille.

Nos pas nous porteront naturellement  vers le palais Pitti où nous visiterons les appartements conservant les témoignages de cette époque.

Superbement aménagé dans les appartements du second étage du Palais Pitti, la Galerie d’Art Moderne retrace l’histoire de la peinture italienne au XIXe siècle, de l’art néo-classique au courant romantique. Les bustes de Napoléon et de sa sœur, Elisa Baciocchi (qui prête ses traits à Calliope), réalisés par Canova, ainsi que les portraits de la famille Bonaparte permettront de retracer l’histoire de l’annexion du Grand-duché de Toscane par Napoléon et la suprématie du style néo-classique en Toscane, style officiel de l’Empire, que caractérise sa recherche de la beauté idéale.

 

 

Dante, église Santa Croce - Florence

Florence, capitale d'Italie (1865-1871): la ville moderne

Mutation et bouleversement de l'environnement urbain

 

Entre 1865 et 1898, la ville de Florence subira d'importantes transformations structurelles : la destruction des anciennes enceintes et du vieux marché qui se trouvait en plein centre ville. En trois mois Giuseppe Poggi élaborera un nouveau plan urbain destiné à adapter la ville à son rôle de capitale d'Italie. Les destructions massives et traumatiques du centre ville ont modifier radicalement l'environnement urbain, les agencements et fonctions des quartiers. L'opération cynique de la destruction du vieux marché (actuelle place de la République) comporta l’élimination de témoignages historiques notables (dont quelques architectures médiévales) et le déplacement de 1778 familles. A l'instar des grandes capitales européennes, Florence pouvait désormais vantée de belles artères agrémentées de beaux magasins et de cafés à la mode et adaptées autant à la "machine" (calèche plus tard la voiture) qu'à la promenade. Elle s’était dotée de larges portiques (si peu adaptés au style de la ville), de grands bâtiments néo-renaissance supplémentaires ; elle avait peu concédé à l’avant-garde (architecture métallique du marché de San Lorenzo de Mengoni...). Hautement conservatrice – ou clairvoyante pour les temps à venir – la ville identifia la modernité avec son illustre passé Renaissance, en l’historicisant elle répondit à sa manière à l’exigence de modernité. Cette ville moderne se superpose à la ville Renaissance, semble parfois se confondre avec elle, on admire l'une et l'autre sans bien les distinguer, venez découvrir les sites essentiels de la ville des XIXe-XXe siècles.

 

 

Galerie d'Art Moderne - Florence

Les impressionnistes italiens

Les macchiaioli 1850 1874: vers une nouvelle peinture

Contemporains des impressionnismes (superbes deux paysages de Pissarro),  les peintres Macchiaioli apportèrent  à la peinture académique son véritable renouvellement. Sont-ils les impressionnistes italiens? Leur peinture nouvelle marque la conquête du plein air et rompt avec les compositions académiques de la peinture d'histoire, des portraits officiels. La macchia, qui signifie "la tache", est le terme employé par les artistes pour expliquer leur démarche et leur technique picturale. Le nom de "macchiaioli" leur est au départ attribué sous forme de raillerie par un critique, et par extension, en 1862, le groupe adopte cette appellation. Peintres engagés pour l'unification de l'Italie, les macchiaioli cherchent à représenter la réalité des bataille du Risorgimento. Ils s'interéssent aussi à la société rurale encore loin des transformations urbaines, au moment de l'Unité italienne. La lumière souvent éblouissante de ces peintures donnent une image poétique de la région toscane. Venez découvrir les paysages toscans de Giovanni Fattori, les images de l'intimité de Silvestro Lega et de Telemaco Signorini, ainsi que les délicieux portraits de Giovanni Boldini, l’ami de Proust et de Degas. Pour les amoureux de la Toscane et de la peinture du XIXe siècle, une visite à ne pas manquer.

 

 

Museo del 900 - Florence

Musée du XXe siècle et musée Marino Marini

Peintures et sculptures italiennes au XXe siècle

 

A l'intérieur de l'ancien Hôpital des Leopoldine, place santa Maria Novella, se situe le nouveau musée d'Art du XXe siècle réunissant trois grandes collections, celle de Carlo Ludovico Ragghianti (projet MIAC, Musée International de l’art Contemporain mis en place à la suite des inondations de 1966), celle d’Alberto della Ragione, éditeur et collectionneur passionné (De Chirico, Morandi, Emilio Vedova, Fontana, Renato Guttuso, Manzu, Rosai, Sironi, Carra…) et celle du poète Aldo Palazzeschi (les oeuvres de Filippo De Pisis). A deux pas de là nous découvrirons dans une ancienne église désaffectée, la très singulière collection de Danseuses et de Chevaux de l'artiste toscan Marino Marini (1901-1980). Loin de la rhétorique imposée par le régime fasciste, l’art de Marino regarde vers la perfection de Maillol, vers la sculpture étrusque, romaine ou celle encore du Quattrocento. Le passé est source d’inspiration (de Paolo Uccello à la céramique chinoise de la dynastie tang). La série de ses sculptures sur le thème symbiotique du Cheval et du Cavalier (1935-1960) exprime le vitalisme tragique de l'artiste. Dans les année Cinquante, dans le climat des recherches post-cubistes, ses œuvres évoluent vers l’abstraction, mais elles conservent intacte leur capacité inventive

Il est possible de combiner la visite de l'un des deux musées avec une balade florentine sur le thème de Florence Capitale.



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