Visiteflorence.com
 

 

Dante, église Santa Croce - Florence

La Florence du Grand Tour  

Florence Littéraire du Grand Tour: le merveilleux syndrome de Stendhal. Une Florence inédite et cosmopolite racontée par les grands écrivains voyageurs. 

 

Visite coup de coeur

 

Notre flânerie du Grand Tour  commence dans le quartier de Santa Croce, incontournable étape pour les voyageurs étrangers aguerris au tourisme culturel. Le voyage du Grand Tour à travers l'Europe et l'Italie avait en effet une valeur éducative, avec l'idée que la culture était une chose nécessaire, passionnante et enrichissante. Nous pouvons visiter, si vous le souhaitez, la basilique de Santa Croce, joyau du Moyen Age, écrin des peintures de Giotto et des tombeaux des célèbres italiens (Michel-Ange, Machiavel, Galilée). Pour Forster, Henry James, Vernon Lee, mais aussi Ruskin et Byron, la visite aux tombeaux des grands Hommes du passé était un véritable pélerinage.  En 1817, à Santa Croce, dans la chapelle Niccolini, devant les sibylles peintes par Volterrano (1653-1661), Stendhal reçoit, comme il l'avouera dans son journal, "le plus vif plaisir que la peinture lui ait jamais donné". Cette défaillance de l'âme provoquée par la contemplation du beau sera désignée en 1979 sous le nom de syndrome de Stendhal. Henri Beyle de son vrai nom, était tombé fou amoureux de l'Italie depuis qu'il avait découvert la péninsule à 17 ans, en s'engageant par idéalisme dans l'armée napoléeonnienne. En 1817, il publie Rome, Naples, Florence, son premier texte signé du pseudonyme de Stendhal (1783-1842), une sorte de guide touristique de voyage qui s'inscrivait dans la tradition italienne initiée par Francesco Bocchi en 1591 ( Les Beautés de la ville de Florence).

Du quartier de Santa Croce, à travers les ruelles de la ville médiévale, nous rejoindrons le quartier moderne et animé de la place de la République bordée de ses anciens cafés littéraires. Les mutations et bouleversements de l'environnement urbain au XIXe siècle donnent à Florence son visage d'aujoud'hui. Venez le déchiffrer en compagnie des nombreux écrivains voyageurs français et anglo-américains qui y ont séjourné! Entre 1865 et 1898, la ville de Florence subira d'importantes transformations structurelles. La  ville moderne se superpose à la ville Renaissance et semble parfois se confondre avec elle, on admire l'une et l'autre sans bien les distinguer. En trois mois, Giuseppe Poggi élaborera un nouveau plan urbain destiné à adapter la ville à son rôle de capitale d'Italie. Les destructions massives et traumatiques du centre ville ont modifier radicalement l'environnement urbain, les agencements et fonctions des quartiers. L'opération cynique de la destruction du vieux marché (actuelle place de la République) comporta l’élimination de témoignages historiques notables (dont quelques architectures médiévales) et le déplacement de 1778 familles. A l'instar des grandes capitales européennes, Florence pouvait désormais vantée de belles artères agrémentées de beaux magasins et de cafés à la mode. Elle s’était dotée de larges portiques (si peu adaptés au style de la ville) et elle avait peu concédé à l’avant-garde (architecture métallique du marché de San Lorenzo de Mengoni). Hautement conservatrice, la ville identifia la modernité avec son illustre passé Renaissance, en l’historicisant elle répondit à sa manière à l’exigence de modernité. 

La ville de Florence est ouverte aux débats, elle est cosmopolite. Les grands noms de la littérature européenne y séjourneront:  Mme de Staël, Dostoïevski, Goethe, Alexandre Dumas, Lamartine, Musset mais aussi Proust, Larbaud, Gide et tant d’autres. Florence a ébloui les écrivains des XIXe et XXe siècles, leurs témoignages poignants parcourent leurs ouvrages. La ville agit sur les esprits. À Florence, Dostoïevski écrit le deuxième partie de son monumental roman l'Idiot, est-ce la beauté stupéfiante de la ville qui le porte à écrire que "la beauté sauvra le monde"? En 1925, lors d'une conférence sur le livre à l'Institut français de Florence, Claudel enthousiaste improvise sur ses premières impressions florentines: "La première chose qui m’a rempli tout de suite par les yeux comme un liquide, c’est le bleu. Il n’y a rien d’aussi bleu que Florence. Dans les autres pays, le bleu, eh bien, c’est le ciel, on n’a pas idée que l’on peut marcher dedans. Mais ici le bleu occupe tout, remplit tout. On boit du bleu, on respire du bleu, on fait une cure de bleu". Ce bleu c'est bien sûr le bleu que les peintres ont essayé de reproduire en broyant le lapis lazuli. Venez découvrir les oeuvres de la Renaissance, ses architectures et ses peintures qui ont tant émues les écrivains du passé. Une balade qui mélange et fait se croiser la vie des voyageurs écrivains, leurs témoignages et les sites essentiels de Florence. 

Pour en savoir plus sur le syndrome de Stendhal, voir mon intervention dans l'émission d'Arte. Invitation au Voyage. Le merveilleux syndrome de Stendhal, 2018 , cliquez-ici ; Pour en savoir plus sur Dostoïevski, voir mon texte dans le Figaro Magazine Hors série sur Saint Pétersbourg

Avant, après votre visite, pour réfléchir et toujours s'enrichir, quelques lectures à découvrir ou à relire: Stendhal, Rome, Naples, Florence, folio; Alfred de Musset, Lorenzaccio; André Suarès, Voyage du condottiere, poche biblio; Valery Larbaud, A.O.Barnabooth, Son journal intime.

 

 

 

 

Galerie d'Art Moderne - Florence

La Galerie d'Art Moderne, au Palais Pitti 

Pour les amoureux de la Toscane et de la peinture du XIXe siècle, une visite à ne pas manquer à la superbe galerie d'art moderne!

Rencontre avec l'univers des Bonaparte et méditation picturale sur les temps qui change avec les innovations des impressionnistes italiens.

 

Superbement aménagé dans les appartements du second étage du Palais Pitti, la Galerie d’Art Moderne retrace l’histoire de la peinture italienne au XIXe siècle, de l’art néo-classique au courant romantique. Les bustes de Napoléon et de sa sœur, Elisa Baciocchi (qui prête ses traits à Calliope), réalisés par Canova, ainsi que les portraits de la famille Bonaparte permettront de retracer l’histoire de l’annexion du Grand-duché de Toscane par Napoléon et la suprématie du style néo-classique en Toscane, style officiel de l’Empire, que caractérise sa recherche de la beauté idéale.

Contemporains des impressionnismes (superbes deux paysages de Pissarro),  les peintres Macchiaioli apportèrent  à la peinture académique son véritable renouvellement entre 1850 et 1874. Sont-ils les impressionnistes italiens? Leur peinture nouvelle marque la conquête du plein air et rompt avec les compositions académiques de la peinture d'histoire, des portraits officiels. La macchia, qui signifie "la tache", est le terme employé par les artistes pour expliquer leur démarche et leur technique picturale. Le nom de "macchiaioli" leur est au départ attribué sous forme de raillerie par un critique, et par extension, en 1862, le groupe adopte cette appellation. Peintres engagés pour l'unification de l'Italie, les macchiaioli cherchent à représenter la réalité des bataille du Risorgimento. Ils s'interéssent aussi à la société rurale encore loin des transformations urbaines, au moment de l'Unité italienne. La lumière souvent éblouissante de ces peintures donnent une image poétique de la région toscane. Venez découvrir les paysages toscans de Giovanni Fattori, les images de l'intimité de Silvestro Lega et de Telemaco Signorini, ainsi que les délicieux portraits de Giovanni Boldini, l’ami de Proust et de Degas. 

 

 

Museo del 900 - Florence

Art du XXe siècle

Musée du Novecento et fondation Casamonti : une visite guidée où le souffle de l'art contemporain vous décoiffe!

 

À  l'intérieur de l'ancien Hôpital des Leopoldine, place santa Maria Novella, se situe le nouveau musée d'Art du XXe siècle réunissant trois grandes collections, celle de Carlo Ludovico Ragghianti (projet MIAC, Musée International de l’art Contemporain mis en place à la suite des inondations de 1966), celle d’Alberto della Ragione, éditeur et collectionneur passionné (De Chirico, Morandi, Emilio Vedova, Fontana, Renato Guttuso, Manzu, Rosai, Sironi, Carra…) et celle du poète Aldo Palazzeschi (les oeuvres de Filippo De Pisis). Nos pas nous porterons ensuite vers la rue Tornabuoni et le palais des Salembini qui abrite depuis peu de temps la superbe collection de Roberto Casamonti qui présente de façon pédagogique et magistrale les grands artistes du XXe et XXIe siècle (De Chirico, Picasso, Fontana, Burri, Pistoletto...). 

 

 



Visite précédente     -    Visite suivante

Explorez toutes les visites...