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Quartier Tornabuoni, Ognissanti Florence

Balade avec Sandro Botticelli

Visite coup de coeur

Découvrez une autre facette de Florence, au fil de l'art et des anecdotes, une flânerie florentine hors des circuits touristiques, dans le quartier de Botticelli.

En 1510, c'est dans l'église d'Ognissanti, dans la plus grande discrétion et presque oublié de tous, que  Sandro Botticelli sera enterré. Lui, dont la peinture raffinée avait su incarné les aspirations d'une génération de jeunes hommes, philosophes et rêveurs, gravitant dans l'orbite élitiste de la famille des Médicis. Les Vespucci qui possédait, dans le quartier, leur palais et, dans l'église, leur chapelle avaient sans doute présenté le jeune peintre prometteur à Laurent le Magnifique. Botticelli choisira la belle Simonetta Cattaneo, épouse de Marco Vespucci, neveu du navigateur écrivain Amerigo Vespucci, comme muse et source d'inspiration dans de nombreuses oeuvres (dont la célèbrissime Naissance de Vénus). Il sera ainsi introduit par les Vespucci à faire partie de la fameuse brigade composée de jeunes hommes cultivés et talentueux qui entourés Laurent le Magnifique. L'artiste a laissé dans l'église d'Ognissanti le témoignage de son immense talent. Son saint Augustin enfermé dans un cabinet de travail élégant et raffiné, portant les armoiries de Nastaggio Vespucci, fait face au saint Jérôme de Ghirlandaio. Nastagio entretient la rivalité entre les deux peintres, et les oppose, en un concours, l'un devant représenter saint Augustin, l'autre saint Jérôme dans son studiolo. Les saints sont ici l'image des humanistes, ils pensent, écrivent et se donnent à voir.

L'église d'Ognissanti fut construite entre 1252 et 1256 mais modifiée aux XVIIe-XVIIIe siècles. Elle a donné son nom au quartier qui se développe parallèle à l'arno jusqu'au Prato (pré). Aux marges du centre urbain, cette zone encore peut construite au XIIIe siècle était destinée aux courses et marchés des chevaux,  aux jeux des enfants. Pôle industriel de la fabrication des tissus, ses rues sont bordées des anciennes maisons des canuts et canuses (ouvriers spécialisé dans le tissage de la soie), des cardeurs, et fileurs de laine, et des teinturiers. En parcourant, ses ruelles et ses petites places nous retracerons et feront revivre les métiers de ce quartier populaire, tout orienté à la production des draps de laine. Une vocation qui s'accentua encore, en 1219, quand arrivèrent du couvent de la Bormiola, des frères umiliés, spécialisés dans le travail de la laine. Notre promenade nous fera découvrir non loin du quartier d'Ognissanti, la plus ancienne pharmacie dominicaine de la ville, célèbre pour son parfum alcolisé que l'on utilisait alors, comme un remède, pour lutter contre la peste. Le quartier d'Ognissanti conserve bien d'autres trésors, venez les découvrir!

Lieux secrets du quartier: Le lundi, mardi et samedi matin, nous pouvons visiter le Réfectoire d'Ognissanti peint par Ghirlandaio, le matin ou en fin d'après-midi, nous pouvons admirer le Grand Crucifix restauré de Giotto. 
 

 

Quartier San Marco Florence

Flânerie secrète à San Marco

Visite coup de coeur

Une promenade surprenante dans un quartier méconnu de Florence, avec la visite à la carte de plusieurs sites majeurs de la Renaissance.

San Marco était riche de petites communautés de toutes sortes, de couvents qui avaient besoin des services d'un peintre. Autour du couvent de san Marco, de Santa Maria degli Angeli  et de la Santissima Annunziata, se concentrèrent la plupart des créations picturales au XVe et XVIe siècles. Les imprimeurs et les ateliers des peintres y étaient nombreux  (école de peinture du couvent de san Marco, école de Santa Caterina dirigée par Plautilla Nelli). 

Dans ce coin de campagne, les Médicis firent construire un casino des délices, une jolie résidence à deux pas de leur palais urbain. Dans le petit jardin de cette villa, Laurent le Magnifique qui l'avait hérité de son grand-père, eut l'idée de créer une sorte d'école d'art informelle et non institutionnelle. Les jeunes talents florentins dans le domaine de la sculpture étaient invités à venir y travailler, ils pouvaient recevoir le gîte et le couvert. C'est ainsi que Michel-Ange, encore bien jeune, reçut sa première formation dans le domaine de la sculpture. Il put à son gré copier les sculptures antiques, et s'initier à la poésie et à la littérature antique en fréquentant les meilleurs poètes et philosophes de la ville, tous appartenant au cercle très fermé de la famille Médicis.

Notre promenade nous fera revivre l'effervescence de ce quartier où nous trouverons de superbes témoignages de la dévotion des hommes et du talent des artistes: église de San Marco, le réfectoire de sant'Apollonia peint par Andrea del Castagno, le cloître des Déchaussés, la Rotonde de santa Maria degli Angeli construite par Brunelleschi, l'église de la Santissima Annunziata où est vénérée une peinture de l'Annonciation.  Sur la belle place de la Santissima Annunziata, bordée d’élégantes arcades et de palais, s'allonge l'Hôpital des Innocents, l’un des joyaux de l’architecture de la Renaissance, chef-d'oeuvre de jeunesse du génial architecte florentin, Brunelleschi.

Visite à la carte. Visite de l'hôpital des Innocents en option. Restauré et ouvert de nouveau au public, la visite de l'hôpital des Innocents réserve quelques merveilles, notamment le chef-d'oeuvre peint par Ghirlandaio pour l'église de l'orphelinat et le premier tableau de Sandro Botticelli. 

Lieux secrets du quartier : Les lundi et jeudi matin, nous pouvons visiter le Cloître des Déchaussés avec les fresques d'Andrea del Sarto; les 1-3-5 samedis nous pouvons visiter le Cénacle de sant'Apollonia; le mardi et jeudi après-midi, nous pouvons admirer  la Crucifixion de Pérugino. 
 

 

 

Fresque Ghirlandaio Santa Maria Novella

Sur les pas de Ghirlandaio, narrateur de la Renaissance

Une balade passionnante dans l'art: visite guidée de la basilique Santa Maria Novella. Partez à la rencontre de ce grand maître de la peinture florentine de la Renaissance.

Visite coup de coeur

Domenico Ghirlandaio (1449-1494) est l'un des plus plus grands peintres florentins de la Renaissance, il a été admiré par tous ses contemporains et loué par, le plus exigeant des critiques d'art, Vasari. Il signe son chef-d'oeuvre avec les grands cycles de l'histoire de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, dans le chœur de Santa Maria Novella, réalisés  pour Giovanni Tornabuoni,  entre 1486 et 1490. La tradition narrative florentine y trouve sa plus belle expression. En acceptant de décorer la chapelle majeure de l'église Santa Maria Novella, le peintre affronte un chantier qui sera complexe et gigantesque, plus de 300 mètres carrés, entre murs et voûte, à couvrir de fresques. Le commanditaire demanda expressément à l'artiste de représenter  les portraits de toute sa famille, son fils Laurent Tornabuoni et sa belle épouse Giovanna degli Albizzi, ainsi que les portraits de ses amis, humanistes et philosophes. Parmi les nombreux apprentis et collaborateurs de Ghirlandaio, on trouve le tout jeune Michel-Ange. Les fresques de la partie basses, plus visibles, sont réalisées de la main de Ghirlandaio: les compositions monumentales, la beauté du rendu des drappés, la texture des matières représentées (soie, brocart, velour, drap de laine) l'usage de la lumière et des couleurs brillantes, les postures des figures, les mouvements soulignés par le jeu des mains, les expressions des personnages sont admirables. Ghirlandaio est alors le peintre préféré des familles qui gravitent dans l'orbite des Médicis, on lui passe commande d’importants cycles de fresques: l'Histoire de saint François, dans la Chapelle Sassetti, dans l'église de Santa Trinita (1485), est son autre chef-d'oeuvre florentin, mais aussi le Cénacle et le saint Jérôme peint dans l'église d'Ognissanti, sur demande de la famille Vespucci. Venez découvrir le talent de cet immense narrateur de la Renaissance florentine.

Lieux secrets du quartier : Le lundi, mardi et samedi matin, nous pouvons visiter le Cénacle d'Ognissanti peint par Ghirlandaio, le matin ou en fin d'après-midi, nous pouvons admirer les fresques de la chapelle Sassetti dans l'église de la Trinita. 


 

eMasaccio Chiesa del Carmine

L'Oltrarno et ses artistes

Découvrez le quartier de l'Oltrarno et ses trésors: visite de l'église de Santo Spirito et de Santa Maria del Carmine. Sur les pas des artistes, de Massaccio à Michel-Ange.

Visite coup de coeur

Florence au XVe siècle est le berceau de la peinture italienne, l'Oltrarno est celui des artistes. Ce quartier situé au-delà de l'arno foisonne de petites églises, d'oratoires, de communautés qui avaient souvent besoin des services des peintres. Ce furent les grands ordres monastiques, celui des augustins à Santo Spirito et celui des Carmes, qui constituèrent les pôles de dévotion majeurs de ce quartier populaire qui s'étendait le long du fleuve. Les plus importantes créations picturales de l'Oltrarno seront liées à ces deux églises. 

Les frères de l'ordre de saint Augustin étaient installés depuis le XIIIe siècle au coeur de l'Oltrarno, à deux pas de la rue majeure (via Maggio) où habitaient à la Renaissance les riches marchands d'étoffe du gonfalone Nicchio. Au XVe siècle, les augustins demandèrent à Filippo Brunelleschi une nouvelle église pour remplacer la plus modeste église médiévale ravagée, en 1471, par un incendie. Santo Spirito fut réalisée bien après la mort de son concepteur, survenue en 1446. Dans le transept de l'église, les chapelles privées des riches familles florentines sont encore décorées de leur mobilier comprenant le devant d'autel et la pala (tableau d'autel), ce qui offre la possibilité exceptionnelle d'envisager un décor d'église intact depuis la Renaissance. Le couvent était un haut lieu de la culture humaniste et un centre  d'études philosophiques. La bibliothèque du couvent, à laquelle Boccace avait légué ses livres, comptait de nombreux ouvrages de théologie, de littérature et de science. Michel-Ange fréquenta Santo Spirito et y réalisa pour le sanctuaire, sa première scupture en bois, son premier chef-d'oeuvre. La visite de la sacristie et la contemplation de cette oeuvre de jeunesse de Michel-Ange ainsi que la visite du cloître de l'église est un moment fort de la visite. 

Non loin de Santo Spirito, dans le quartier de San Frediano, l'église de santa Maria del Carmine est l'écrin de l'un des premiers trésor de la Renaissance florentine: la chapelle Brancacci. Les fresques de Masaccio, Masolino et de Filippino Lippi, réalisée à partir de 1424 sur la demande de felice Brancacci, auront une influence considérable sur des générations d'artistes. Elles échappèrent en 1771, avec la chapelle baroque des princes Corsini, à un terrible incendie, qui détruisit totalement l'église. Les fresques de Masaccio, jeune peintre de 27 ans, sont considées le point de départ de l'art de la Renaissance italienne depuis que Vasari les jugea comparables à la peinture moderne. Le jeune artiste est une figure cardinale du passage de l'art médiéval à l'art de la Renaissance et avec Donatello et Brunelleschi (architecte de santo Spirito), il innove et rénove l'art florentin. Dans ses fresques (Adam et Eve chassés du paradis, le Tribut...) Masaccio rompt avec le langage figuratif médiéval et adopte la nouvelle conception de la perspective et de la lumière pour créer un espace tridimensionnel. La peinture est alors révolutionnaire et incarne à merveille les nouvelles conceptions de l'homme des humanistes. 

Lieux secret du quartier : le matin ou en fin d'après-midi, nous pouvons visiter la sacristie avec le Crucifix de Michel-Ange et le cloître de l'église de Santo Spirito (2 euros); le matin ou en fin d'après-midi, nous pouvons admirer la Descente de Croix de Pontormo, le Grand Crucifix de Giotto.





 

 

Théâtre Romain Fiesole Florence

Fiesole mythique

Une excursion romantique pour goûter les beautés de la campagne Toscane, avec la visite du site archéologique et du couvent de San Francesco. Pour les passionnés d'archéologie comme pour les amoureux rêveurs!

 

La visite à Fiesole, petit bourg perché sur une colline idyllique, au nord de Florence, entre la vallée de l'Arno et du Mugnone, nous fera remonter  le temps et traverser des siècles d'histoire. Fondée entre le VIIIe et le VIIe siècles par les Etrusques, grâce à sa position stratégique, Fiesole est  à l’époque antique un centre urbain important et dynamique. La civilisation des étrusques restent encore par bien des points un mystère. Ce peuple antique a habité le centre de l'Italie, l'actuelle Toscane. Peuple autonome et indépendant, les étrusques fondent des villes-états regroupées le plus souvent par groupe de douze cités. Toutefois, il semble que Fiesole ne soit pas intégrée à une dodécapole. De cette époque lointaine, quelques témoignages archéologiques sont conservés dans le musée, notamment des statuettes votives. Ces petites sculptures réalisées en bronze ou terre cuite nous rappellent le talent des céramistes et des métallurgistes étrusques. La ville est au Ie siècle conquise par les romains, elle sera alors embellie de thermes, d’un temple et d’un immense théâtre pouvant accueillir 3000 personnes et dont admire aujourd'hui les vestiges. C'est avec les fouilles de la fin du XVIIIe et XIXe siècles, que progressivement ces monuments ressurgissent du passé. Le résultat des fouilles sur le site archéologique de Fiesole est cependant assez maigre. Quelques refiefs en marbre provenant du théâtre et quelques statuettes votives qui ne permettent pas de savoir à quel dieu le temple romain était dédié. À l'époque barbare, Fiesole fut attaquée et dévastée par les Goths et les Byzantins. Vers 823, l'empereur Lothaire donnera à l'évêque le pouvoir sur la ville. En 1123, les Florentins détruirent la ville et l'englobèrent sous leur juridiction. Dès lors, elle devient une banlieue résidentielle, très exclusif et chic, pour les riches marchand et banquiers florentins, en quête de fraîcheur et de repos. Pierre de Médicis y fit construire par Leon Battista Alberti une petite villa avec un beau jardin en terrasse, regardant vers la vallée de l'arno. Au sommet de la colline, le charmant petit couvent de San Francesco, malgrè les nombreuses restaurations, conserve quelques beaux tableaux d'autel, notamment l'Annonciation de Raffaellino del Garbo ou l'Immaculée conception de Piero di Cosimo, aux tonalités claires et vaporeuses. Au XIXe siècle, les européens voyageurs, mais surtout les anglo-américains élirent Fiesole comme une seconde patrie, ils sont sidérés par le spectacle puissant et la beauté de la campagne intacte. On aime encore venir s'y promener l'été, pour trouver l'air frais et la douceur de vivre, on y savoure le spectacle inouï d'une Toscane éternelle. On rêve d'amour et de paradis, Fiesole est, le temps d'une promenade, un lieu idyllique entre ciel et terre.

Le samedi, il est possible de visiter la Collection du chanoine Bandini, grand amateur d'art devant l'éternel, avec ses chefs-d'oeuvre, dont la magnifique Madone à l'enfant attribué à Brunelleschi. 

 



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